Camille et son Ganesh

Ganesh réalisé par Camille

Camille est une femme érudite et éclairée. Elle avance dans la vie avec les sens bien ouverts. Après des études en chimie, elle n’hésite pas à se déplacer pour trouver des emplois qui lui correspondent.

Aujourd’hui, elle occupe une place de cadre dans une grande entreprise sur le traitement de l’eau. Elle a besoin d’un emploi qui fait sens dans sa vie.

Camille est une jeune femme de quarante ans passés. Régulièrement elle se pose des questions sur son devenir dans la société. Est-elle vraiment à la place qui lui convienne, profondément ? Cette question, elle se la pose depuis longtemps. Elle a comme l’impression de vivre la vie de quelqu’un d’autre parfois. Est-ce les projections d’une vie idéale insufflée par ses parents ? Par la société ?

Elle sent qu’elle pourrait changer de voie. Se mettre à son compte et faire de l’aide à la personne pourrait être envisagé dans son futur. Elle a de nombreuses compétences et s’intéresse à tellement de choses. Notamment à la naturopathie qu’elle a étudiée en parallèle de son travail.

De plus, elle a une grande qualité, celle de savoir écouter et de voir. Voir ce qui est. Ressentir ce qui l’entoure.

Depuis quelques temps, elle sent que sa vie bouge. Son travail qui jusque là était le centre de son existence, par des circonstances venant de l’extérieur,  l’éloigne de cette place centrale qui semble pourtant une priorité pour elle.

Alors elle se sent dans l’obligation de s’ouvrir à autre chose, de se recentrer sur ce qui la touche plus profondément. Relayant ainsi son job au second rang, elle développe des activités extra professionnelles.

Elle recherche, de plus en plus, à trouver cette place qui n’appartient qu’à elle dans cet univers que nous partageons tous.

Envie de faire un break, d’apprendre autre chose ou de faire autre chose… Régulièrement elle fait des stages pour s’ouvrir encore et encore sur le monde et ses possibilités.

Seulement Camille est une femme d’actions et avoir un job uniquement pour la sécurité ne semble pas être épanouissant pour elle. Il lui faut de l’engagement, ça se sent.

Elle est arrivée par hasard dans ma demeure pour faire un stage de modelage.

Elle n’avait jamais touché la terre ou plutôt une fois, lors d’une découverte dans un autre stage je crois. Elle avait fait l’expérience d’entrer au contact de ses sensations en réalisant, les yeux bandés, une fleur avec un morceau d’argile qu’on lui avait glissé entre les mains.

Elle se souvient bien de cette expérience. Elle se remémore encore profondément comment elle avait pu entrer en communion avec ses sensations. Cet instant magique de connection avec elle-même, elle ne pouvait pas l’oublier.

Cette fois-ci, lorsque qu’elle s’est inscrite, elle n’avait pas de sujet précis à réaliser. Je n’en donne pas ! Elle partait là encore à l’aveugle mais ce n’était pas une après midi qu’il fallait occuper mais 4 jours !!

Je lui ai demandé de trouver un sujet. Le but c’est quand même de réaliser un objet afin de repartir chez soi avec une sculpture faite de ses mains. Un modelage qui marquerait le temps et son séjour en Bretagne.

Sa première idée fut de réaliser un Ganesh ! Je lui avait demandé de rechercher des photos ou même, si elle possédait ou pouvait trouver un modèle déjà réalisé, c’était l’idéal.

Ce n’est pas forcément aisé de trouver les bonnes proportions et de réaliser un sculpture harmonieuse surtout lorsque l’on en a jamais fait.

Quelque part, il faut éduquer l’oeil à voir d’une façon dont il n’a pas l’habitude.

Regardant sur internet, les différentes représentations du dieu qu’elle avait décidé de façonner de ses mains, son compagnon lui communiqua qu’il avait presque le même chez lui !

Et c’est comme ça, qu’elle est venu me voir avec son petit bronze représentant Ganesh.

Ganesh en bronze, le modèle de Camille

Les après midis sont passés sans qu’elle ne s’en rende compte, dépassant chaque jour les 4 heures prévues du cours !

Sans que je ne l’aide de trop, elle a su retrouver les proportions pour rendre son Ganesh cohérent et agréable à regarder. J’ai senti son oeil avertit d’avoir appris à voir et observer.

J’ai voulu me pencher sur la symbolique de ce Dieu indien. Pourquoi le choisir lui ? Qu’a-t-il à lui apprendre ? Pourquoi résonne-t-il pour elle ?

J’ai vite compris pourquoi lui et pas un autre. Ganesh est le symbole du savoir et de la connaissance. Ce dieu indien est non seulement juste par rapport à son parcours mais il semble prometteur d’un avenir différent de son quotidien d’aujourd’hui.

C’est comme si elle se préparait pour sa future vie en préparant la venue d’un dieu protecteur. Une fois chez elle, ce Ganesh assurerait une présence, une force parfaitement cohérente avec ce dont elle espère à demi-mot pour son avenir.

Crédit photo Sherry J. Ezhuthachan

Ganesh est le Dieu du Savoir. Il est vénéré au début de chaque entreprise et son image est trouvée à l’entrée de tous les sanctuaires.

Contrairement à Shiva attaché à l’ordre cosmique, Ganesh est un Dieu plutôt attaché à la terre. C’est ce qui le rend populaire. Il est prié pour obtenir le succès d’une entreprise et enlever les obstacles à la bonne réalisation de celle-ci.

Aux Indes, Ganesh est très souvent à l’entrée des temples ou des maisons car un de ses grands talents est celui de gardien.

La trompe de Ganesh est considérée comme un bras et il est, par le fait, le seul Dieu de la mythologie hindoue à avoir un nombre impair de bras !

Dans la tradition hindoue, il est le destructeur des obstacles et le dispensateur des dons.

Ganesh aide à la réalisation des 4 étapes de la vie humaine à savoir :
. la satisfaction par les plaisirs sensuels.
. la richesse, la prospérité.
. les enseignements sacrés.
. et la libération spirituelle du cycle des morts et des renaissances.

Il est celui qui transcrivit les livres saints. Ses qualités ainsi que les moyens de l’atteindre se retrouvent dans le symbolisme de son image.
Il y a d’abord la notion que l’homme est l’image de Dieu représenté par la tête de l’éléphant sur le corps d’un homme.
Ses oreilles sont à l’écoute.
Sa tête, c’est la faculté de l’entendement.
Son ventre bien rond symbolise l’assimilation de la connaissance.
Sa trompe représentent la discrimination.
Sa défense unique est le symbole de l’unicité et de la transcendance.

Crédit photo Sherry J. Ezhuthachan

Dans deux mains, il tient un crochet et un lacet car il lie et il libère, il stimule et il tempère. Ses deux autres mains font le geste d’accorder des dons et d’éloigner la crainte.

La souris à ses pieds est son véhicule ou le Soi éternel en chacun. Tournée vers le Seigneur, elle lui tend un gâteau qui représente l’offrande du fruit de nos actions. Renonçant aux fruits de l’action qu’il remet entre les mains du Suprême considéré comme le seul auteur véritable des actions, le dévot peut se libérer du cycle des morts, des réincarnations et du joug du Karma.

Le serpent en ceinture représente le contrôle des énergies.

Saura-t-il la guider afin qu’elle trouve la force d’aller vers cet avenir incertain car inconnu ? Camille a toujours travailler en entreprise et une femme diplômée comme elle, n’a pas, même si elle a toutes les capacités nécessaires pour voler de ses propres ailes, appris à les utiliser.

Aurais-je un jour des nouvelles de Camille m’appelant d’une autre vie en me narrant comment elle a pris un nouveau chemin ? Comment elle a su utiliser ses ailes qui ne demandaient qu’à servir pleinement ? Comment elle est devenue une meilleure version d’elle-même car elle s’est rapprochée encore un petit plus de son essence profonde ?

Je ne sais pas si demain sera synonyme d’ajout de nouvelles activités pour Camille, de bifurcations ou de changement de vie radicale.

Je sais seulement, car je l’ai moi-même vécu, que lorsque l’on se pose beaucoup de questions, que l’on parle à son entourage d’un avenir différent, que l’on cherche…, hésite… il finit toujours par arriver un jour où l’on se met d’une manière ou d’une autre au pied du mur et que l’on a alors pas d’autre choix que de le franchir.

Vous avez aimé l’histoire de Camille ? Laissez-moi un petit commentaire ! Merci.

 

 

Création d’un jeu de runes

Cette semaine, j’ai pensé vous guider pour fabriquer un jeu de runes.

J’aime ces jeux de divinations liées au « hasard ». Une bonne occasion de faire jouer son intuition et d’apprendre à avoir confiance en soi.

Souvent, nous avons des ressentis mais il n’est pas toujours facile d’en être sûr et encore plus lorsque l’on a un choix à faire… On se sent tiraillé et demander de l’aide à autrui n’est pas toujours une bonne idée.

Il n’y a pourtant que nous qui puissions mieux que quiconque savoir ce qui est bon pour nous. Pourtant, le manque d’assurance que la plus part d’entre nous malheureusement avons, nous pousse vers de mauvais choix ou pire, de demander à une tiers personne son avis et de le suivre aveuglément !

Le fait de s’aider de jeux de « divination » est souvent une bonne occasion pour trouver une solution et de se pencher plus profondément sur la problématique qui nous freine et nous pose problème. Si nous sommes vraiment honnête envers nous même et connecté avec notre intuition, nous savons ce qui est bon pour nous et nous savons quel choix faire.

Le fait d’interroger le « hasard », « l’univers » ou « notre guide » appelez le comme vous le souhaitez ! nous permet d’avancer plus surement vers la nouvelle possibilité qui s’offre à nous et de l’accueillir avec sérénité. Ce n’est en aucun cas de la divination et je pense du reste qu’il est impossible de savoir réellement ce que va se passer dans l’avenir.

On peut aussi tirer une rune quand tout va bien pour savoir sur quel chemin nous sommes dans notre évolution, par pure curiosité.

Pour ma part à chaque fois que ma main va à la rencontre des petites pièces magiques cela résonne tellement juste en moi que cela éclaire ma journée d’une façon bienveillante, cela sans même poser de question !

Quand un choix difficile à faire s’impose à nous, le tirage des runes et de leur signification ne veux pas dire que l’on doive forcément suivre ce qui nous est révélé. Des fois nous ne sommes tout simplement pas prêt. Cela nous aide juste à nous poser devant notre problème et à envisager notre questionnement d’une manière ludique, d’envisager posément les nouvelles opportunités qui s’offrent à nous.

En aucun cas cela voudra dire que ce sera LA bonne résolution à prendre. La bonne décision sera celle que vous aurez prise par la seule conviction que c’est ce que vous ressentez pour vous au plus profond de vous. C’est seulement cette décision là qui sera la meilleure et la plus appropriée.

N’oublions jamais que nous avons le libre arbitre et que nous sommes responsable de ce que nous vivons.

Et surtout, la solution la meilleure pour nous ne sera jamais trouvée par quelqu’un d’autre.

Les runes – et ce peut être un autre jeux – nous aident à nous guider vers NOTRE intuition et vers une des solutions possibles qui, si on l’accepte est bien souvent la meilleure qui soit !

Création d’un jeux de runes : mode d’emploi.

Concrètement, les runes sont de petites pièces qui peuvent être en bois, en pierre ou en argile et sur chacune d’entre elle est gravé une lettre d’un alphabet antique.

En effet, les archéologues ont trouvé ces objets datant de l’âge du Bronze – 1300 avant JC. Les runes ont été utilisées chez les Vikings pour écrire d’abord puis comme symbol de divination par la suite.

Chaque rune a sa signification. Son symbolisme nous oriente dans ce que nous vivons et réponds à la question qui nous taraude sur le moment si on veut bien leur demander et écouter leur parole.

Revenons à des choses plus terre à terre et commençons la fabrication :

Pour fabriquer des tampons il faut d’abord tracer à l’envers ce que nous souhaitons voir apparaitre lors de l’application de ceux-ci.

Nous allons bien sur les fabriquer en terre, les cuire ainsi nous aurons une pièce solide avec les différents symboles pour réaliser notre jeu de runes.

Je souhaite que chacune de mes runes est son symbole imprimé dans la matière. Il faut donc réaliser auparavant le symbole en relief sur une pièce matrice qui nous servira pour imprimer chacun des symboles.

Une fois ces tampons réalisés, nous allons fabriquer chaque pièce en étalant la terre avec un rouleau à patisserie afin de faire des pièces homogènes et de même épaisseur.

Avec un emporte-pièce, nous allons découper chaque future rune. Vous pouvez la première photo du diaporama de la fabrication des tampons que j’ai fabriqué mon outil avec une plaque de taule que j’ai mis en forme à la taille désirée. Je l’utilise aussi bien sur pour les runes.

Une fois les pièces ajustées et polies, je commence à imprimer avec l’aide des tampons réalisés chacune des runes.

Ce qui est vraiment important lors de la fabrication, c’est que vous soyez bienveillant et sans mauvaises pensées afin que votre jeu soit divinement éclairant et juste.

J’aime le faire ovale afin qu’il n’y ait pas d’ambiguïté dans le tirage car certaines runes se lisent à l’endroit et à l’envers !

On peut y mettre un symbole sur le dos, une marque, une signature, une couleur comme on veut.

Je vous souhaite des moments de découvertes de vous-même joyeux et enrichissant.

A très vite !

PS : Je ne manquerai pas de publier une explication sur chacune des runes dans un prochain article ou bien dans un e-book que vous pourrez vous procurer sur ce site. Patience, chaque chose en son temps….

 

Vous avez aimé mon article ?

N’hésiter pas à le partager, le liker ou me laisser un commentaire.

Que votre journée soit lumineuse ! 😉

 

 

Fabrication d’un pied de lampe

Les lampes dans une maison c’est toujours sympa.

Cela fait des ambiances chaleureuses. Et puis posséder une  belle lampe unique qu’on ne trouvera nulle part ailleurs….

Alors aujourd’hui, je vous montre pas à pas comment je réalise des pieds de lampes.

Je fais ensuite cuire ces pieds dans un four à raku, vous pouvez voir sur la photo le rendu unique de cette cuisson.

Mon thème fétiche est la fleur d’hortensia. J’ai élaboré plusieurs tampons pour reproduire ces fleurs. Je réalise régulièrement des lampes sur ce thème. Sans doute qu’un jour j’aurai envie de changer mais pour le moment je ne me lasse pas de les voir dans mon intérieur et de les fabriquer.

J’adore aussi faire des bouquets de fleurs d’hortensia. Il suffit de seulement quelques fleurs pour faire un superbe bouquet puisque une fleur en elle-même est faite d’une multitude de petites fleurs à 4 pétales !

Pas à pas, fabrication du pied de lampe.

Je fabrique d’abord avec des colombins ma base. Vous pouvez allez voir le tutoriel pour connaitre comment monter un pot en colombin ICI.

Pour faire le pied de lampe, je ne mets pas de fond car il est inutile et me gênera lors du montage de la lampe.

Je monte donc uniquement le volume du pot  avec des colombins jusqu’au passage final de l’embout qui maintiendra l’ampoule.

Je lisse bien l’ensemble pour faire une belle boule, enfin la forme que vous aurez envie. Elle peut être bien sur plus ronde ou bien plus grande…  C’est comme vous le sentirez !

Une fois la forme élaborée, j’y imprime sur la surface des fleurs à l’aide d’un tampon que j’ai réalisé en plâtre . Pour ce faire, je place une main à l’intérieur du pot pour ne pas déformer mon pied de lampe !

Une fois les impressions terminées, soit je laisse ainsi le pot tel que vous le voyez sur les images ci-dessus. Soit je sculpte une à une les fleurs pour les faire ressortir comme je l’ai fait ici.

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Bon c’est ok, là je fignole ! Et en plus cela me prends beaucoup de temps.

Mais avouez que cela donne un rendu très chouette !

Ensuite on ajuste le haut du pied pour que l’embout de la lampe soit bien maintenu.

Pour ce faire il faut que le diamètre vers l’intérieur du pied soit un peu plus large que le diamètre vers le haut. Utiliser un un niveau pour que l’axe de l’embout soit bien équilibré afin que votre abat-jour soit droit !

Et on n’oublie pas de faire un petit trou pour laisser passer le fil.

Surtout on arrondit bien les bords du trou pour ne pas que le fil à l’usage ne s’abime sur des bords un peu tranchant.

Il y a des normes à respecter sinon il faut acheter des embouts en plastique pour protéger votre fil.

N’hésitez pas à prendre le temps de faire tous les ajustements et de bien attendre que la terre travaille et trouve sa place. 3 jours ne sont pas de trop pour réaliser cet objet.

1 à 2 jours pour fabriquer la forme.
1 heure pour faire les impressions
3 heures pour sculpter les fleurs (bien sur tout dépend du nombre de fleur que vous aurez mis !)

Bon maintenant que le plus dur est fait, il n’y a plus qu’à faire sécher notre beau pied de lampe, le cuire et l’émailler.

Bonne réalisation. Si vous avez aimé, partagez ! Merci.

Mon premier tableau

Mon Défi – Chapitre 2

Je suis née dans une famille où être artiste était inconcevable. Pourtant du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu être peintre !

Ma première création picturale fut une grande fresque réalisée à la maternelle après une visite scolaire lors d’une sortie éducative dans une grotte, j’étais en 3e année de maternelle.

Je ne me souviens plus du lieu que nous avons visité. Mais je me souviens encore de mon implication et du coeur que je mettais à réaliser ce GRAND dessin pour moi. D’ailleurs, c’était un travail d’équipe car nous étions 2 ou 3 par fresque à dessiner et à appliquer les couleurs.

Nous avions tracé et colorié avec succès des spéléologues parmi les fameuses stalactites et stalagmites de ces lieux inspirants. Je revois encore la lumière jaune qui sortait de leur lampe frontale.

mon rêve d’enfant

Enfant, lorsque l’on me demandait ce que je voulais faire, je disais que je voulais faire les beaux arts. Il n’y avait que cela qui avait de l’importance à mes yeux et danser aussi sur la musique qui m’emportais.

Est-ce le plaisir obtenu à réaliser ce grand dessin qui fut exposé longtemps au-dessus de la porte du préau qui menait au réfectoire de mon école ? Je ne saurais le dire réellement mais c’était une conviction forte et bien ancrée qui ne m’a jamais quitté.

Seulement, ma maman n’était pas d’accord. Tu seras fonctionnaire ma fille !
Enfin, c’est ce qu’elle aurait bien aimé.
Devant son refus catégorique de suivre l’élan de mon coeur, j’ai du oublier mon voeux le plus cher. Sans le vouloir vraiment, par la force des choses et les aléas de la vie, je l’ai mis de côté.

L’école sans motivation était une épreuve très difficile pour moi. Pas que j’étais sotte mais je crois que j’avais besoin de concret. J’étais assez bonne en travaux manuels et en mathématiques aussi. Il me semble que j’aurais pu être bonne également dans les autres matières si j’avais eu un peu d’intérêt et d’encouragement.

Ce que je désirais importait peu en fait. Ma mère avait décidé autre chose pour moi. Seulement, même si je n’avais sans aucun doute pas une assez grande confiance en moi,  j’étais tétue !

Loin d’être assez forte à l’époque pour mettre oeuvre mon projet. Bien loin d’avoir les épaules pour surpasser toutes les oppositions et critiques qui pleuvaient sur moi. Je me suis vue par la force des choses bien résolue à faire avec.

La naissance de ma fille m’a permis d’oublier cet échec et elle fut ma première création.

Une merveille vous vous en doutez bien !
Loin de substituer mon voeux le plus cher, la tache immense qui se présentait de faire de moi une maman m’a fait oublier, un temps, ce désir profond de liberté.

Cette maternité m’a aidée à avancer, énormément.

Grâce à elle, j’ai grandit et je suis passée de petits boulots d’appoint à travail « honnête » !

Ma mère était-elle en train de gagner la partie ?

Pas jusqu’au fait de faire de moi une fonctionnaire ! Oooh non, rien que par protestation d’adolescente attardée, je refuserai avec force !

D’ailleurs, ce jour où la possibilité de réaliser le voeux de ma chère maman s’est offert à moi. Je commençais à retrouver un peu de l’estime perdue et c’est avec force que j’ai refusé cette opportunité qui semblait si parfaite pour les yeux de celle qui ne m’avait pas désirée mais voulait sans aucun doute inconsciemment faire de moi une copie d’elle-même !

J’étais cependant devenue une secrétaire et c’était loin d’être MON rêve. Je dois dire que quelque part elle avait un peu gagnée !

Même s’il y avait des points positifs à tous ces emplois de bureau accumulés, je n’était pas vraiment à ma place dans toutes ses fonctions. J’y trouvais au moins un équilibre dans le fait que, à la fin de chaque mois, j’avais une paye respectable qui me permettait de vivre correctement, moi et ma fille.

Ne trouvant pas l’emploi idéal, j’écumais les diverses possibilités qui s’offraient à moi. J’engrangeais, grâce aux différentes expériences, les qualifications obtenues par la multitude des places unes à unes acquises.

Il est vrai que tant que j’apprenais des choses nouvelles, j’y trouvais un certain intérêt. Mais, dès que je stagnais et qu’aucune perspective ne s’offrait à moi, je m’ennuyais et déprimais.

Que faire ?

Heureusement que les week-ends étaient là !

Je me défoulais et profitais de ces jours chômés pour écumer les vernissages et les expositions.

Je devais me plaindre sans doute un peu trop pour que ma fille, alors qu’elle n’avait que 9 ans, m’offre pour mes 30 ans un tableau.

Enfin, c’était une reproduction d’une oeuvre de Claude Monet, un petit tableau impressionniste représentant une petite fille devant une grande maison avec la signature de Monet en lettre d’or.

Elle a fait son achat toute seule avec son argent de poche sans que je n’en sache rien. Peut-être était elle accompagnée de mon compagnon de l’époque, je ne saurais le dire…

C’est vrai que j’avais toujours parlé avec elle, c’était un besoin et aussi une nécessité.

Une nécessité dont j’étais persuadée qu’elle était primordiale pour elle, pour qu’elle comprenne son histoire. Elle savait donc ce que je voulais faire enfant. Je ne lui avais jamais caché et lui avais dit ma profonde ambition d’être artiste.

Quand elle m’a offert ce petit tableau, elle a mis mon désir enfoui à la lumière. Elle a mis au grand jour ce que je lui avais communiqué comme un passé englouti et résigné. Elle m’offrait la possibilité de le rêver encore et de le mettre en oeuvre.

Et c’est ce que j’ai fait.

Suite à son cadeau merveilleux, je me suis lancée.

Il y avait un cours de peinture pas très loin de chez moi. J’ai pris mon courage à deux mains et je me suis inscrite à mon premier cours.

C’était mon rêve de peindre à l’huile.

Je ne me lassais pas de voir et revoir les grands maitres… Cézanne, Van Gogh, Picasso, Gauguin, Monet et puis j’ai découvert Bonnard que j’ai adoré et tant d’autres !

Je me suis jetée à l’eau !

Les instructions étaient claires, nous devions faire notre composition sur un format carré. Notre professeur nous avais conseillé d’aller chercher notre sujet dans des revues de voyage.

Nous avions libre choix et seulement les trois couleurs primaires plus un blanc et un noir pour relever le défi !

Une fois le sujet choisi il fallait le recadrer pour que la composition soit harmonieuse dans ce fameux format carré. Ensuite, il fallait reproduire notre sujet en plus grand sur la toile et trouver les couleurs en mélangeant les tubes d’huile fraichement achetés !

Heureusement que le prof était là ! Ce n’était guère aisé de placer les lumières, de dessiner juste et de trouver les bonnes tonalités afin qu’elles se répondent entre elles.

La casquette et la tête de mon marcheur ! C’est mon prof qui me l’a faite, je n’y arrivait pas. Par contre ce long bras déformé où je voyais bien l’erreur que je n’arrivais pas à corriger ou plutôt, où j’avais peur de faire encore plus mal est resté tel quel ! 😉

Le principal n’est pas dans les détails parfois mais seulement dans le sentiment qui s’en dégage. L’émotion qui nous fait voyager. Les couleurs qui nous apaisent, nous portent et nous influencent au quotidien.

On ne se rend jamais vraiment compte de la portée et du choix des actions que nous faisons. Et pourtant le sujet que j’avais choisi était des plus parlant par rapport à mon histoire, par rapport à ce que je vivais au quotidien et par rapport à ce que j’ai vécu pour arriver jusqu’ici et être là aujourd’hui à écrire ses lignes !

Bien sur que sur le moment il importait peu. Et bien sur que je ne m’étais pas posée de question lors du choix du sujet mais il faut bien se rendre à l’évidence. Un tel sujet ne s’invente pas !

Un homme qui marche seul, sur le chemin, tirant sa mule chargée. Il marche  paisiblement d’un pas volontaire. Le soleil est là, on le sent puissant à travers la végétation.

Oui, le tableau est baigné de lumière. Il est sur le chemin.


Il est en marche…

L’homme qui marche, c’est un peu chacun d’entre nous, avec plus où moins de charges à transporter, plus ou moins de casseroles à lâcher !

Fabrication de galets en terre !

galets en argile

Aujourd’hui, je vais vous montrer pas à pas comment fabriquer un galet.

Un galet ? Tu es sûre ? Mais pourquoi faire ?

Pour rien, juste pour le plaisir et c’est le plus IMPORTANT.

Mais s’il faut trouver une raison précise, je peux en trouver plein.

Pour la décoration d’une maison par exemple, mettre des galets sur une table ou bien les empiler dans une niche ou encore sur le coin d’une fenêtre, c’est le top d’une ambiance zen réussie.

On peut s’en servir de presse-papier dans un bureau ou dans un endroit où l’on empilera un tas de paperasses attendant leur classement et évitant ainsi qu’un coup de vent malheureux ne les emportent.

En feng shui, ils pourront être utilisés pour rééquilibrer une pièce où l’élément terre manquera.
Par exemple, si vous avez des WC placés dans un secteur comme le sud (secteur activé par l’élément feu), l’eau présente dans cette pièce aura une nuisance sur le secteur étant donné que l’eau détruit l’élément feu. La conséquence pourra se traduire par un manque de confiance en soi et une reconnaissance sociale altérée. Le secteur sud étant le secteur de la renommée, il est important qu’il soit activé comme il se doit.
Et bien, pour corriger cette nuisance de WC mal placé qui n’est pas toujours évident à déplacer !!! On peut alors y placer joliment par terre ou sur une étagère nos beaux galets et la nuisance sera corrigée car la terre détruit l’élément eau.

Et si on les utilisait pour réchauffer le lit, je suis de celles qui ont toujours les pieds froids et l’hiver glisser ses pieds dans des draps chauds c’est vraiment très agréable.
En effet, placés sur un poêle ou sur un radiateur, les galets accumuleront en eux la chaleur diffusée et la garderont pour la transmettre à leur tour pendant un certain temps.

Notre décoration  pourra ainsi aussi servir les soirs d’hiver, une vrai aubaine !

Je suis certaine que vous saurez trouver d’autres exemples d’utilisation pour ces galets alors voici ci-après comment les fabriquer.

Comment fabriquer
un galet avec de l’argile ?

Tout d’abord nous allons modeler la forme avec de la terre. On va lui trouver une jolie forme arrondie. On peut aussi en faire plusieurs et de tailles différentes. Une fois que notre galet a trouvé sa forme et sa taille, on va laisser la terre se reposer un peu à l’air libre et attendre qu’elle durcisse légèrement mais pas trop !

Une fois l’objet reposé… nous allons le couper en deux et l’évider. Strier les bords, mettre de la barbotine sur la tranche et recoller le galet.
Astuce : laisser 5-10 minutes la barbotine ramollir les parois et ne pas hésiter à en mettre plusieurs couches. Bien joindre ensuite les deux morceaux et lisser le tout, d’abord avec une estèque en métal striée pour bien faire adhérer les deux parties, puis nous utiliserons une estèque lisse ou une carte (genre carte bleue !) et enfin une estèque en caoutchouc pour donner à votre galet l’aspect de ceux que l’on trouve sur la plage et ayant été longuement poli par le flux et le reflux des marées.

Attention, très important faire un petit trou avec un pic en métal pour ne pas fabriquer une bombe qui explosera dans le four lors de la cuisson.
En effet, à 270° les particules d’argile se soudent et se rétractent rendant prisonnières les particules d’eau qui ne se seront pas échappées avant et qui feront exploser notre objet dans le four !

Voilà, à vous de jouer !

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Et pour la cuisson, j’espère que vous avez fait connaissance avec le potier du village voisin et qu’il est désormais devenu votre ami.

Si vous avez aimé cet article et que vous souhaitez que je vous guide pour une autre réalisation, dites-le moi dans les commentaires ! Je me ferais une joie d’y répondre. Je m’amuse beaucoup à faire ces articles. C’est un peu comme une récréation pour moi !

Ma première sculpture


Mon Défi –
Chapitre 1

Je suis arrivée dans les côtes d’Armor en 1996. Le travail salarié me pesait depuis quelques temps déjà. Je voulais être à mon compte et vivre au bord de la mer. Alors, pourquoi pas acheter un commerce près du littoral ?

Finalement, j’ai opté pour l’achat d’un petit bar que j’ai transformé en crêperie. Je l’ai appelé « la Clepsydre » en symbole du temps qui passe. Me connaissant, je savais qu’un jour viendrait où je choisirai de l’arrêter, où je choisirai de ne plus l’alimenter et qu’alors il faudrait partir…

Au bout de 3-4 ans, ma petite entreprise commence à avoir une belle réputation, je travaille pas trop mal et c’est finalement assez facile lorsque l’on sert de la qualité dans une assiette que l’hôte revienne un jour ou l’autre se rassoir à la même table !

Et en effet, les touristes mais aussi des habitués des environs ont fini par élire « la Clepsydre » comme un rendez-vous incontournable, avant ou après une ballade sur le cap Fréhel !

J’ai même eu plusieurs bandes de jeunes du secteur y venir tenir siège chaque week-end. Et par jeu, certains se défiaient pour savoir lequel d’entre eux mangerait le plus de « Gargantua » !! La « Gargantua » c’était ma galette la plus copieuse !

Voici la recette :
Dans cette fameuse galette, que je tournais au fur et à mesure, je déposais d’abord un oeuf miroir, un peu de fromage râpé et des lardons dégraissés suivaient apportant une jolie touche rosée à la garniture. La galette était alors pliée par une petite moitié (il fallait voir le jaune d’oeuf et un peu de lardons dépasser) et déposée dans l’assiette. S’en suivaient un steak haché cuit à côté dans une poêle, de la salade, des pommes de terre qui sortaient de la friteuse et, pour finir, le tout arrosé d’une sauce de salade maison. Je repliais les bords de la galette et le tour était joué !

Je peux vous dire que je n’ai jamais réussi à la manger en entier ! Je préférais celle que j’avais appelée la « Sucrée Salée » où je laissais gonfler 3 rondelles d’andouille de Guéméné. La galette était ensuite pliée en 3 et par dessus, j’y déposais des pommes caramélisées avec un soupçon de cannelle.
Huuum, c’était vraiment bon. Bref, je ne vais pas vous parler de toute ma carte de l’époque, 😉 de bons souvenirs en vérité.

Seulement voilà, j’avais d’autres ambitions. Un rêve depuis longtemps déjà me hantait. Je souhaitais, depuis des années vivre de mes créations. Je m’adonnais à la peinture à l’huile sur des toiles en lin et j’avais une grande envie de pouvoir vivre de la vente de mes tableaux.

J’adore la couleur, j’adore travailler sur une composition et j’adooore l’odeur de l’essence de térébenthine !!!

D’ailleurs, dans mon restaurant mes premières oeuvres y sont exposées. Et il m’arrive d’en vendre une parfois.

Loin d’être une fainéante, je trouve vite dur de faire le planton derrière les « billics ». C’est physiquement éprouvant d’être debout pendant des heures dans le stress des commandes et la chaleur des fourneaux. C’est un métier, certes que je réussis pas trop mal mais je crois que je ne suis pas faite pour ça !

Et puis, c’est pas tout, il faut que le lieu soit propre, et comme j’ai choisi de travailler avec des produits frais, il faut s’occuper quotidiennement des commandes ! Préparer et transformer les légumes, fabriquer la pâte au fur et à mesure… Et puis bien sur accueillir les clients dans la bonne humeur et être à leur disposition pour les servir du mieux que l’on peut. Et tout ça, toute seule !
Mon corps souffre et me rappelle à l’ordre.

Ma motivation du début s’estompe petit à petit. Je trouve de plus en plus dur ce métier que j’ai choisi un peu par hasard finalement.

La crêperie certes petite et dans un bourg isolé me permet de travailler seule, enfin, aidée de ma fille à l’occasion en cas de panique hors saison.
L’été venu, je m’entoure de personnel et le rôle de patronne est loin d’être inné pour moi. Là encore pas facile de déléguer, de faire confiance, sans doute un peu trop maniaque, le rôle de chef cuisinier est loin d’être facile !

Dormant peu et passant le plus clair de mon temps à travailler, je me permet quand même de sortir après mon service. J’ai besoin de m’aérer la tête. Une petite sieste l’après midi avant le service du soir est souvent la bienvenue. Les heures ne sont pas comptées sinon c’est la déprime sur le champs !!

Comment sortir de cette belle aventure qui tourne au cauchemar ?

Une petite longère sans doute une ancienne ferme est mise en vente sur la commune à côté de la plage que je fréquente hors saison. C’est une jolie construction, pas très grande, avec son four à pain où sur la façade est nichée une petite vierge. Je commence à rêver…

J’imagine ouvrir un lieu autour de la création. J’y ouvrirai une boutique et vendrai mes peintures. Dans le jardin assez grand et bien situé sur la route touristique du Cap Fréhel, j’y vois bien aussi une aire de pic-nic avec des jeux pour les enfants où je servirai des boissons aux touristes de passage… Juste l’après midi !

Oui, j’y pense de plus en plus. Je vais lui rendre visite souvent à cette vieille bâtisse qui commence à tomber en ruine. Je sais qu’elle est la propriété de la commune.
A l’abandon, depuis quelques années et aucun projet qui n’aboutit, problème de normes apparement. Je pensais bien qu’un jour la mairie finirai par la vendre.

En attendant, je rêvais et construisais mon projet dans ma tête me faisant oublier le dur métier que j’avais choisi un peu par défi. Et dont je me rendais bien compte, que je n’étais sans doute pas vraiment à ma place derrière les galetiers malgré les compliments et la réputation que j’avais battit en quelques années !

Et puis, le jour tant attendu est enfin arrivé ! La mairie a pris la décision de s’en séparée, enfin. Je n’en crois pas mes oreilles. Je suis tellement contente.

Je commence à monter mon projet. C’est parti. Et j’avais un argument sur les autres éventuels acheteurs, pensais-je, car j’y habiterais à l’année !

Alors j’ai commencé à calculer, réfléchir, imaginer, faire parler les chiffres pour voir la faisabilité de mon projet.
Un jour, je vais sur place pour bien étudier le terrain. Et là, c’est la stupeur totale, la vierge a été volée !

Qui a fait ça ? Pourquoi ?

Sans réfléchir plus d’une seconde, je me dis que la première chose à faire avant d’acheter cette maison, c’est de refaire la vierge. De remettre cette figurine protectrice à sa place !

Je connais l’existence d’un potier dans un village voisin. Ni une ni deux, je m’y rends et demande un bout de terre pour sa réalisation. Je n’ai jamais fait ça mais c’est une évidence pour moi que c’est ce qu’il faut que je fasse. Je demande toutefois quelques explications au potier charmant qui me renseigne généreusement et c’est parti. 🙂

J’apprécie tout de suite le contact de mes mains dans la terre. J’aime le coté malléable et doux de la matière. En souvenir de la vierge du bourg de Rumengol où je passais les vacances durant mes jeunes années, je fis une vierge couronnée !

Il fallait bien ça !

Une fois réalisée et évidée, suivant méticuleusement les conseils du potier, je retourne le voir pour la cuisson.

Même pas cassée !! Ma première oeuvre est là dans mes mains. Un peu naïve et finalement très sérieuse avec une attention particulière dans le port de son enfant qu’elle place bien haut.

Il me propose de l’émaillée et voilà le résultat :

C’est ainsi qu’est née ma première œuvre en céramique.

Ce qui est intéressant dans cette histoire, que je n’ai pas réalisé sur le champs mais plutôt plusieurs années après. C’est qu’en accomplissant cette vierge, je donnais naissance à ma propre réalisation. Je veux dire par là, qu’il me semble que la vierge à l’enfant est le symbole justement de porter et de révéler au monde l’enfant intérieur que tous nous portons en nous.

Et quelque part, en c’est un peu comme si inconsciemment c’était moi que je souhaitais « mettre au monde ».

Alors voilà, l’histoire de ma première création en argile. En 2000, à la suite de cette découverte, je participais à un concours de sculpture et gagnais le privilège d’exposer gratuitement à la capitale !

Je n’étais alors pas vraiment prête encore à vendre mes créations. J’avais trouvé le chemin et c’était là le principal.

Réparation d’une sculpture sur terre crue

sculpture terre crue cassée

J’avais réalisée une belle tête d’enfant. La sculpture était bien sèche et prête pour la cuisson. J’avais prévue de la mettre au four le soir même.

Et elle serait déjà cuite si je ne l’avais pas cassée par inattention !

En la prenant pour l’emmener à l’atelier, voilà que la bretelle de l’habit de la petite fille se casse et en plusieurs morceaux en plus !

La terre crue sèche est très fragile. Elle prend facilement l’humidité et casse au moindre choc surtout si l’épaisseur, comme ici sur la bretelle est de seulement quelques millimètres.

C’est l’horreur quand on a passé du temps sur une sculpture qui semble pas trop mal et que finalement en 1 seconde, on perd une semaine de travail.

ZUT alors !

Comment réparer cette sculpture avant de la faire cuire, pour récupérer son travail?

Je ne vais pas faire de suspense mon truc, c’est le vinaigre.

J’ai trouvé ça un peu par hasard en faisant des tests. J’en ai entendu parlé furtivement et puis bêtement j’ai testé.

A vrai dire, je ne suis pas biologiste, mais j’ai pensé que si cela fonctionnait c’était sans doute grâce au fait que le vinaigre attaque le calcaire.
Lorsque l’on met un peu de vinaigre sur les morceaux cassés et qu’on les fait se joindre de nouveau. Le calcaire se détériorant avec le vinaigre doit sans doute faire une sorte de réaction chimique qui agit comme une espèce de colle.

J’ai essayé avec de la barbotine toute simple et cela ne fonctionne pas du tout pareil !

gros plan

Si il y a une belle cassure bien nette, on pose le vinaigre au pinceau sur les deux morceaux au niveau de la rupture et on les replace bien vite avant que le vinaigre ne s’évapore.

Comme la pièce est bien sèche l’argile absorbe les liquides rapidement.

Il faut faire vite et ne pas hésiter à en mettre plusieurs fois avant de joindre les deux bouts cassés. Attention de ne pas en faire de trop quand même !!

Si, comme dans mon exemple, il y a plein de petits bouts cela va être difficile de tous les recoller. Donc, pour les plus gros morceaux, vous pouvez utiliser la technique décrite juste au dessus, sinon il va falloir faire un colmatage avec de la terre humide en plus.

Voilà comment je procéde :
Je place du vinaigre sur les parties sèches à réunir et, dans l’espace où les morceaux sont trop petits pour les récupérer, je place de la terre crue et humide voire bien humide.
Une fois le colmatage terminé, je fais vite les finitions car le rajout va durcir très vite vous verrez. Parfois, comme cela c’est passé dans mon exemple, vu le nombre important de petits bouts, il a fallu que je m’y reprenne à plusieurs fois jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de fêlures à apparaitre une fois l’argile sec.

sculpture réparée et prête pour la cuisson

J’espère que cet article vous aidera si par malheur comme moi vous avez cassé une oeuvre qui vous tenait à coeur.

N’hésitez pas à partager cet article. Les bonnes astuces ça se partage !

Bon et bien il n’y a plus qu’à la cuire maintenant !! 😉

Une création… Un parcours Unique !

Le baobab de Sandrine

Lorsque Céline du blog La musique et Vous m’a invitée à écrire sur le thème de la créativité, dans le cadre d’un « carnaval d’articles », j’ai attrapé cette opportunité au vol pour me lancer.

C’est quoi un carnaval d’articles ? Et bien, c’est un événement inter-blogueurs, où chacun des blogueurs participants devra écrire un article autour d’un thème donné. Un peu comme si vous aviez tiré le gros lot ! Si la créativité vous interpelle, c’est pas une vision mais 17 visions à lire pour s’enrichir.

Vous pourrez ainsi accéder à tous les articles écrits par les autres blogueurs de thématiques très variées sur ce même sujet commun qu’est la créativité. Et ce en cliquant ici sur cette page.

Alors pour ma part, pour vous parler de créativité j’avais envie de vous parler de mon défi.

C’est quoi au juste ce défi ?

Grâce à cette fabuleuse capacité que nous avons tous, en nous et nous les femmes, par la force des choses puisque nous sommes conçues pour pro créer !! (cf. ma conférence en ligne sur la féminité et la création)

Voici ce que je propose. Par le biais de la création d’une oeuvre unique, se rendre compte de la propre singularité de chacun d’entre nous.

D’abord pour soi, pour prendre connaissance de son propre pouvoir créateur, et aller au-delà, en contribuant à éveiller d’autres consciences à suivre.

Et oui la créativité, nous en sommes tous capable. Nous sommes d’ailleurs nous-même une création !
Et j’aime faire le parallèle avec l’écriture.

Nous avons tous appris à tracer les lettres de l’alphabet pour écrire des mots. Tu es peut-être une de ces personnes qui tracent de belles et grandes lettres rondes, ou de celles qui écrivent plutôt en bâton !!! 😉

Il y a des écritures régulières, celles qui penchent d’un coté ou des écritures qui s’envolent vers le haut de la page en direction des sommets que l’on aimerait atteindre !

Chacun à travers son écriture est capable de créer des lettres, des mots et partager par ce biais des émotions, ses propres émotions.

Pour faire le parallèle avec deux grands créateurs de sculptures par exemple.

Si tu regardes une oeuvre de Giacometti et une autre de Camille Claudel. On ne peut pas dire qu’ils emploient les mêmes armes (si je peux m’exprimer ainsi !) pour nous offrir toute leur créativité !

Certains vont adorer la douceur des figurines de Camille et leurs tourments, quand d’autres vont préférer l’émotion brute qui se dégage des portraits de Giacometti (cf. article sur mon blog). Ses sculptures, lacérées inlassablement par son outil, sa main refaisant pendant des heures, voir des jours ! le même geste afin qu’il soit au plus juste de ce qu’il ressent. Au plus juste de ce qu’il veut exprimer.

Je pense sincèrement que l’on est tous des créateurs en puissance.

J’aimerai, par ce défi, le démontrer. J’aimerai pouvoir donner confiance. J’aimerai donner l’audace d’oser, d’oser prendre un morceau de terre et le faire vivre.

Laisser parler son coeur. Laisser parler les émotions qui émanent de tout son être. Réaliser que chacun et toi aussi qui lit ses lignes tu en es capable.

Mon défi

Alors mon défi sera, par le biais d’une histoire personnelle et par le biais d’une oeuvre qui ne l’est pas moins, de présenter le travail d’artistes en herbe. Parler de leur histoire, de leur cheminement, ou de l’importance à un moment donné de se lancer à créer une oeuvre de ses propres mains comme n’importe lequel des grands artistes de l’histoire.

Pour le premier article de ce défi, je vous parlerai de ma première sculpture et de son histoire.

Vous découvrirez comment, de façon complètement improbable, j’ai été amenée à la créer et comment elle m’a menée jusqu’à vous !

Pour les articles à suivre, je vais tenter, grâce aux personnes venant réaliser des stages chez moi, si elles sont d’accord bien entendu, de suivre la réalisation de leurs créations et de révéler peut-être leur personnalité, ou tout au moins la raison qui les a poussé à franchir le seuil de ma demeure pour réaliser un stage créatif avec moi.

Tenter de vous partager un bout de leur histoire ou simplement ce qui a été le moteur de cette toute première création, les peurs qu’elles ont peut-être dues affronter, leur sentiment une fois l’oeuvre achevée.

J’irai aussi rencontrer d’autres artistes afin qu’ils nous parlent à leur tour de leur tout premier début. Qu’ils nous dévoilent un petit bout de leur histoire.

Je me fixe comme objectif de réaliser 2 articles tous les mois. Je connais mon coté perfectionniste et je préfère me laisser du temps pour présenter un travail correct.

Je commencerai par publier ma première histoire courant de ce mois ou au tout début de mars prochain. Dans un an, c’est à dire en mars 2018, je vous aurais présenté 24 cheminements à travers une première oeuvre unique !

J’espère que ces parcours sauront éclairer certain d’entre vous.

Je souhaite vraiment montrer et démontrer qu’il n’y a d’élite que si on veut bien s’en donner la peine.

Le résultat des personnes qui osent et feront peut-être ce travail de création qu’une seule fois, est une oeuvre à part entière, qui n’a pas à être dévaloriser au contraire !!

Et il faut savoir que l’on ne créé pas par hasard. C’est toujours le reflet de ce que l’on est ou de ce que l’on vit, cela fait parti du chemin.

On ne peut transmettre que ce que l’on est, qui on est, ce que l’on ressent, les sentiments qui sont au plus profond de nous à l’instant T de la création.

Et le bloc de terre imprimera avec générosité tout ce que l’on a à dire. Comme la surface entoilée accueillera toutes les nuances parfois brutales que l’on aura à exprimer.

Alors rendez-vous très bientôt sur ce blog pour le premier chapitre de mon défi : « Une création… Un parcours Unique ».

Hâte de vous retrouver !

Dites-moi dans les commentaires ce qui vous a plu, déplu, ou tout simplement ce que vous pensez de ce défi ! merci.

 

Comment réaliser un pot en colombin.

Pour mon premier tutoriel,  j’avais envie de commencer par les rudiments !

saladier réalisé aux colombins


Un saladier fait de vos mains !
ou comment réaliser une poterie utilitaire en colombin.

A faire chez soi, et même avec des enfants !

montage : 3 heures.
finition : 1 heure.

Un peu d’histoire…

Depuis la préhistoire, l’homme a façonné la terre en utilisant la technique du colombins pour réaliser des poteries.

On a retrouvé de nombreux tessons issus de cette fabrication sur les sites néolithiques à travers le monde.

Largement pratiquée cette technique est toujours d’actualité et mise en oeuvre de nos jours comme nos ancêtres avant nous l’avaient élaborée.

Elle offre, en comparaison du travail tourné, un avantage de liberté et d’authenticité prisé par les artistes.

Le travail peut être souvent rendu plus épais donnant des poteries assez lourde, qui peuvent devenir justement un avantage parfois.

Tout comme la finition, plus rustique et moins parfaite, cette façon de faire est là encore intéressante et très appréciée, amenant une toute autre énergie à l’objet créé. Et le manque de mécanisation pour le montage et le temps de réalisation plus important augmente l’énergie qu’on lui apporte aussi !!

L’artiste a le temps d’y imprimer ses pensées et ses ressentis. Généralement, enfin pour ma part, ce travail est un travail méditatif qui apporte le calme et la sérénité. Rester concentrer sur la forme afin de la faire la plus régulière possible. Tourner inlassablement le travail, refaire le même geste au fur et à mesure de l’avancement de l’objet.

Le travail du potier est bien sur très intéressant. Il permet de réaliser des poteries d’une finesse incomparable et d’un façonnage précis et méticuleux.

J’ai toutefois une préférence pour le travail au colombin amenant force et caractère à notre réalisation.

Un peu de technique…

La technique du colombin consiste à rouler entre les paumes de ses mains ou sur une surface plane, des boudins d’argile qui sont ensuite enroulés en spirale ou en cercles fermés concentriques et collés les uns aux autres pour former la paroi des pots.

Afin que les colombins adhèrent bien entre eux, il est bon des les strier légèrement et d’y déposer de la barbotine.

La barbotine est une sorte de « colle » faite d’argile diluée que l’on déposera au pinceau.

Le fond peut être lui même réalisé de la même manière mais il est le plus souvent formé d’une plaque d’argile sur laquelle on posera les boudins pour monter la paroi.

La plaque afin qu’elle soit régulière sera obtenue par l’étirement de la terre à l’aide d’un rouleau à pâtisserie et de deux tasseaux pour obtenir le fond de la poterie. 1 cm est une bonne épaisseur. Penser que plus c’est épais et plus cela sera lourd !

Il faudra veiller à ce que les bords du pot soient à peu près de la même largeur que le fond du pot afin qu’il n’y ait pas de tension au séchage et surtout à la cuisson.

Pour obtenir une surface homogène, on pincera chaque boudin au précédent soit avec les doigts, soit avec un ébauchoir.

L’ébauchoir est un outil en bois, le plus souvent en buis, ayant différentes formes et finitions (denté, lisse, courbé…) qui facilitera la complète fusion des deux colombins.

Pour ma part, je préfère pincer la terre avec mes ongles pour le début du travail !

Ensuite la surface pourra être égalisée soit avec des estèques en bois, soit avec des estèques en métal.

Il existe aussi des spatules en caoutchouc qui vont aider à rendre la surface bien lisse, presqu’aussi lisse que la technique du galet poli de nos ancêtres.

Par contre, attention, l’efficacité concernant l’étanchéité du pot n’est pas obtenue avec ce genre d’outil !

Afin de lui assurer l’imperméabilité nécessaire pour l’usage domestique, on fait rouler un galet à l’intérieur du pot afin de faire adhérer les particules d’argile entre elle.

On peut également le faire sur l’extérieur du pot. Une fois ferrées avec le galet poli, les particules d’argile se soudent et donnent un rendu brillant à la poterie permettant des finitions de cuisson remarquables, notamment de superbes enfumages.

Votre saladier fini, n’hésitez pas une fois qu’il sera bien sec à l’amener au potier de votre région afin qu’il le cuise moyennant quelques euros. Une belle rencontre en perspective vous verrez !

Dans un prochain article, je vous parlerais des finitions possible pour ce saladier unique !!

Et vous aurez la fierté de le faire trôner en belle place au beau milieu de votre table de salle à manger.

Petit diaporama de la réalisation pas à pas…

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Dites-moi dans les commentaires, ce qui vous a plu dans cet article ou peut-être ce que vous aimeriez trouver dans un prochain article.

Comment j’en suis arrivée là !

Autodidacte, c’est à la maternelle que j’ai vibré intensément à l’idée de devenir artiste après avoir réalisé sur plusieurs jours une grande fresque murale. Des spéléologues dans une grotte ornée de stalactites et de stalagmites dessinés et peints à la suite à une sortie scolaire… La fresque fut exposée plusieurs années au dessus de la porte, allant du préau au réfectoire.

Et puis, adolescente,  mes amis avaient des posters de stars du rock’n roll ou autre pop star sur les murs de leur chambre, moi je rêvais devant le poster présentant les superbes céramiques de mon ami sculpteur Bernard Lancel dont je vous ferais une interview bientôt.

Et puis, je me souviens des départs en vacances et de leurs longs trajets en voiture. Ces moments confinés dans cette boite en métal roulante étaient la plus part du temps douloureux. Mes parents se chamaillaient beaucoup et la tension était palpable !! Alors, mon visage contre la fenêtre, faisant semblant de dormir, je rêvassais à mon plus tard. Je ne pensais pas à « avenir » mais je m’imaginais voyager et présenter mon travail… Je n’avais aucune idée de ce que cela serait. Je voulais faire les beaux arts. Sans vraiment savoir ce que c’était finalement.

Pour les beaux arts, mes parents étaient contre, l’école malgré une certaine facilité m’a emmené à un bac-2 avec deux ans de retard et une sortie fracassante le jour de mes 18 ans.

J’étais enfin libre !

Enfin c’est ce que je croyais…

Jeune adulte, les vernissages m’attiraient et me faisaient rêver. Je n’imaginais pas qu’un jour je pourrais organiser ce genre d’évènement autour de mon travail.

J’avais des amis photographes, musiciens, artistes, j’avais tellement été rabaissée enfant, je manquais tellement de confiance en moi que je ne pouvais même pas concevoir être un jour de l’aventure. Alors je participais à l’aventure des autres et j’aimais ça.

Mon rêve avait été enfoui, sali, bardé de peurs et par couches épaisses. Mes yeux s’émerveillaient du travail des autres et ça en restait là.

Seulement, pour mes trente ans, un petit cadeau de ma fille réveille mon rêve enfoui… qui me soufflait inconsciemment, « j’ai neuf ans, je t’aime et je te la donne moi, l’autorisation de faire ce que tu aimes. Allez Maman, va prendre des cours de peinture ! »

Alors, guidée par ce petit bout de femme, je me lance enfin dans l’aventure !

La boule au ventre, j’ai finalement osé.

J’ai commencé par la peinture à l’huile, c’était donc en 1994 ! Ma fille pour mes 30 ans m’avait offert pour cette occasion un petit tableau. Une copie d’une toile de Claude Monet avec « Monet » écrit en lettre d’or. Me soufflant avec gentillesse et bienveillance que désormais, je pouvais enfin faire ce que j’aspirais depuis si longtemps, que le temps de se lancer dans l’aventure était arrivé et ce n’était peut-être pas la peine de tarder plus longtemps.

C’est ainsi que j’achetais mes premiers tubes de couleur, pinceaux et toiles et me jetais dans l’aventure ! Et c’est par hasard, quelques années plus tard que j’ai réalisé ma première sculpture.

Dès 1999, j’expose en permanence dans le commerce où je travaillais. Il en a fallu du travail pour oser, pour acquérir la confiance tant maltraitée de mes premières années. 20 ans de recherche, sur la touche artistique, 20 ans de recherche pour tenter de trouver qui j’étais réellement, de comprendre les blocages, les surmonter, les assumer et les transformer en force.

C’est un travail sur le mental, un travail sur les peurs, un travail sur le corps aussi, refaire circuler l’énergie originelle, ôter les blocages, retrouver son être profond. Se retrouver à l’intérieur car finalement, tout vient de l’intérieur.

Aujourd’hui, pour moi, être artiste, c’est apprendre à trouver sa place, à trouver les bonnes vibrations, la confiance et par l’apaisement donner l’exemple. Apprendre la liberté et apprendre à être libre.

Nul besoin d’aller chercher ailleurs, c’est au plus profond de soi que l’on trouve les clés.

En cheminant, j’ai pris conscience que si tout ce travail n’a que l’ultime but d’être tourné uniquement sur soi-même, cela n’a que peu d’intérêt.

Transmettre et faire grandir à notre mesure, permettre aux autres d’ouvrir des portes qu’ils n’auraient peut-être pas franchies par eux-même, sans prétention, est bien plus riche d’enseignement et de satisfaction que n’importe quelle oeuvre réalisée à la perfection !

Cela n’empêche que voir la beauté, la sérénité et tenter de la transmettre m’apaise quand un voile bienveillant de créativité se pose sur moi.

Mais le plus important, si je peux contribuer à transmettre à mon tour l’apaisement, alors c’est là que tout le travail accompli prend un autre sens.

Alors voilà le pourquoi de ce nouveau blog, je vais essayer de vous transmettre mon savoir technique sur ce que j’ai acquis au fil des ans. Et je vais aussi sans que cela soit un blog de développement personnel, vous guider vers les outils qui m’ont aidés à surmonter toutes mes difficultés. Tous les trucs et astuces qui m’aident encore aujourd’hui au quotidien pour avancer et grandir.

Je serais à votre écoute pour essayer de vous guider au mieux et ensemble nous continuerons à nous révéler au monde au plus juste de notre essence profonde.

Merci de m’avoir lu jusqu’au bout.

Si cet article vous parle, n’hésitez pas à le partager.

Si cet article vous interpelle, n’hésitez pas à me laisser un commentaire en retour. Soyez sûr que je ne manquerais aucun message et que chacun aura une réponse bienveillante de ma part.

Avec toute mon amitié,